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aidab
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Date d'inscription : 10/09/2012




Hôtel dieu - le roi childebert et sa fondation du premier hôpital en France

le Lun 10 Sep - 21:25
Sujet : Hôtel DIEU à LYON " meurtrier des pauvres et irrevocable anathème !"
Concernant le lien existant entre l'Hôtel DIEU et le Roi Childebert il existe un livre bien construit sur les vieux Hôpitaux Français , l'Hôtel DIEU de LYON par Auguste CROZE page 4 et 6 qui se réfère à l'hôpital qui se trouvait sur la place de l'ancienne Douane à Saint PAUL sous les noms successif de Notre Dame de Lyon, Notre Dame du Pont, Notre Dame de la Graneterie, Notre Dame de la Saunerie et en dernier lieu Notre Dame de Saint Eloi qui a disparu à la fin du XV siècle en léguant, sinon sa dotation, du moins son rôle Hospitalier à l'Hôtel Dieu actuel.

L'hôtel Dieu est donc en lien direct avec la Fondation de Childebert avec tout ce qui le rattache.
Cordialement.
Lettre ouverte :


Subject: A l'attention personnelle de Monseigneur BARBARIN sujet : Hôtel DIEU

Jérôme BRUGERE
42 cours Richard VITTON
69003 LYON
Tél :0472360107
Président de l’AIDAB LYON le 30/08/2012
 
A l’attention personnelle de :
Monseigneur BARBARIN, évêque de LYON
Monsieur Pierre BERGER, Directeur général d’Eiffage
Monsieur Daniel Moinard, Directeur général des Hospices civils de LYON
Monsieur Gérard Collomb, Maire de la ville de LYON
Madame Marisol Touraine, Ministre de la Santé
Madame aurélie Philippetti, Ministre de la Culture
Monsieur jean marc Ayrault, premier Ministre de la France.
Monsieur François Hollande, Président de la République Française.

Monseigneur,
Mesdames,
Messieurs,

Par la présente je dois vous informer d’un fait historique concernant l’Hôtel DIEU situé à LYON. Celui-ci ne peut et ne doit en aucun cas changer de destination. En effet le Roi Childebert et la Reine Ultrogothe, son épouse, sont venus à LYON un jour de l’an de Grâce 542 pour y fonder sur la prière de Saint Sacerdos, évêque de la Ville, le Premier Hôpital de France. Le XV canon du concile tenu peu de temps après Orléans en 549 relate ainsi cette Fondation :
« Que, si jamais quelqu’un, quelque soit son autorité ou quel que soit son rang, tentait de contrevenir à notre présente constitution ou retranchait quoique ce soit des coutumes ou des facultés dudit hôpital, de sorte que cet hôpital, ce qu’à Dieu ne plaise, cessât d’exister, qu’il soit frappé, comme meurtrier des pauvres, d’un irrévocable anathème ! ».

« En ce qui concerne l’ hôpital que le très pieux Roi Childebert et la Reine Ultrogothe ont fondé sous l’inspiration divine, et dont nous avons, sur leur demande, confirmé par une souscription de notre main l’ordre de l’institution et l’emploi des ressources, il nous a paru bon ,en vue de Dieu, à nous et à tous ceux qui se sont joints à nous, de décréter par ordonnance perpétuelle que tout ce qui serait donné ou conféré audit hôpital, soit par la libéralité des susdits souverains, soit par la charité des fidèles, de quelque nature que ce fût, ne pourrait jamais être détourné par l’évêque de Lyon, ni transféré au droit de l’Eglise; de façon que ceux qui, dans la suite des temps, seront appelés à lui succéder, non seulement n’enlèvent rien au patrimoine, aux coutumes et à l’institution dudit hôpital, mais s’appliquent efficacement à ce que ses biens et sa stabilité ne reçoivent aucune atteinte ni diminution quelconque; veillant, en vue de la récompense éternelle, à ce que, selon le but de la fondation, le soin et le nombre de malades ainsi que la réception des pèlerins, soient toujours maintenus avec une inviolable stabilité. Que, si jamais quelqu’un quelle que soit son autorité ou quel que soit son rang, tentait de contrevenir à notre présente constitution ou retranchait quoi que ce soit des coutumes ou des facultés dudit hôpital, de sorte que cet hôpital, ce qu’à Dieu ne plaise, cessât d’exister, qu’il soit frappé, comme meurtrier des pauvres, d’un irrévocable anathème ! ».


Monseigneur, Mesdames, Messieurs,

Le Roi et la Reine sont de part leur statue exposée devant la façade de l’hôtel DIEU les gardiens immuables de ce lieu. Il ne faut pas prendre à la légère les conséquences qu’engendrerait le non respect de la destination première de ce lieu.

«  Le meurtrier des pauvres » et un « irrévocable anathème ».

Dans un monde ou l’argent est roi, ou la parole n’a plus de valeur pas plus que le respect des lois et des écrits, tout ne s’achète pas et ce fait peut être unique au Monde ( je laisse le soin à l’Eglise de vérifier s’il existe une telle disposition attachée à un lieu précis) vous met tous et toutes face à votre responsabilité propre.
L’argent n’est qu’un moyen et non une finalité et il n’échappe à personne qu’une fondation dédiée aux pauvres n’a pas vocation de gagner de l’argent, elle ne répond qu’à un principe :

La « CHARITE ».
Malgré les vicissitudes de l’histoire , l’hôtel DIEU n’a pas perdu sa vocation première et le manque d’argent n’ a jamais empêché l’œuvre d’exister. L’histoire de l’hôtel DIEU est de par ses difficultés financières un miracle vivant.

Harcèlement, supplications, menaces de créanciers, démission de recteurs , l’hôtel DIEU reste et demeure le sanctuaire des pauvres, des convalescents, des femmes en couches, des enfants abandonnés, des incurables, des militaires, des aliénés, des vénériens, des contagieux, subissant les fluctuations des guerres, des séditions, des passages de troupes, la rigueur des saisons, les mauvaises récoltes, les épidémies.

Monseigneur, Mesdames, Messieurs

Je ne vois qu’une seule issue possible à l’hôtel Dieu, soyez charitable comme l’ont été tous ceux qui vous ont précédés ( puissants, riches, ou gens du peuple) et dont les sacrifices, les dons n’ont jamais été vain puisque respectant l’œuvre salutaire et généreuse qu’ont institués le Roi Childebert et la Reine Ultrogothe sous l’inspiration divine ou bien agissez par crainte des conséquences du non respect de la destination de ce lieu.

« Que, si jamais quelqu’un, quelque soit son autorité ou quel que soit son rang, tentait de contrevenir à notre présente constitution ou retranchait quoique ce soit des coutumes ou des facultés dudit hôpital, de sorte que cet hôpital, ce qu’à Dieu ne plaise, cessât d’exister, qu’il soit frappé, comme meurtrier des pauvres, d’un irrévocable anathème ! ».


Cordialement.

Jérôme BRUGERE.



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